mardi 17 septembre 2013

Le temps suspendu...

J'aimerais avoir une télécommande et pouvoir arrêter le temps à ma convenance. Mettre Rafijoli parfois sur pause et gérer nos instants de vie à ma guise. Cousin Minibond est né, magnifique bébé à qui nous souhaitons une bonne santé. La rentrée de Rafaël s'est relativement bien passée. Deux matinées de pleurs et mon petit coeur en miettes le second jour. Il a retrouvé Ewan avec joie et s'est approprié la classe avec une facilité déconcertante. "On s'amuse bien à l'école", "la maîtresse est gentille", des phrases spontanées qui rassurent. Quelques accidents encore, la propreté n'est pas acquise, loin de là. Un jour va bien et l'autre est catastrophique. On a beau me conseiller de ne pas gronder, certains jours je râle, monte le son et m''agace. J'ai comme l'impression qu'il nous teste. et certains jours, il semblerait qu'il y ait un blocage de sa part. Est-il vraiment prêt ? Difficile pour moi de jouer l'autorité ou la colère quand je n'ai plus que ces armes. Rafijoli "régresse", ce garçon que j'affectionne tant et ses larmes me retournent l'estomac. Je n'aime pas ce rôle de mère, qui doit jongler entre ses deux enfants. Rafaël est toujours celui qui accapare, je n'arrive pas à trouver une place pour chacun, désemparée mum.
Plus besoin de tétine la journée, seul doudou mouton accompagne Rafaël hors de nos murs. Je le récupère épuisé, encore plus dans l'opposition, les conflits règnent at home régulièrement. Une bronchite et des maux de gorge pour lui, des reflux et des coliques douloureux pour sa soeur qui nous contraignent à changer de lait et à lui donner du gaviscon. Pauvre petite poupette...C'est une organisation minutée deux enfants. Je cours, je passe entre les averses, je range la maison, me pause 5 mn et il faut déjà courir. Mon visage boursouflé et mes yeux gonflés sont le signe d'une fatigue accumulée. La mollesse de mes cuisses et de mon ventre malgré la marche d'un pas rapide quotidienne d'1h30 vers le chemin de l'école me mine. Il faudra attendre encore quelques semaines pour reprendre une activité sportive, les points de l'épisiotomie sont tenaces et toujours sensibles. Accepter ce corps qui a souffert mais qui a donné naissance à une magnifique petite fille. Entre temps, une escapade sur le bassin, des tours de manège, des promenades au parc bordelais, Bonne Maman et Bon papa qui sont venus garder Rafijoli tandis que nous profitions d'un weekend mariage près de Bordeaux, Manou et Papinou qui ont fait la connaissance de Maïtia. C'était vraiment sympa d'avoir tout le monde, mais je dois reconnaître qu'avec les courtes nuits sans sieste en journée, retrouver mon rythme était nécessaire. Dans quelques mois ce sera plus facile et simple pour tout le monde.
Si vous le souhaitez participez à ma collecte de dons pour la fondation Prem'Up. Le sujet phare pour la marche de cette année est le retard de croissance in utero. Spéciale dédicace à Maïtia of course. Je me sens une nouvelle fois concernée, et pour cause.
Trop petit pour moi, qu'importe!

On s'éclate au mariage avec les déguisements


Manou en pleine séance de bib

Papinou et l'envol d'une fée

Des pâtés flash mac queen

Dans ma nouvelle robe

Je grandis et je change

L'ingénieux carrefour market

Et un petit tour de manège

Deux copains vers l'entrée de l'école


dimanche 1 septembre 2013

Un nouveau rythme à quatre...

Déjà le mois de septembre. Je n'arrive pas à prendre 5 minutes pour écrire et trier les nombreuses photos. Cette nouvelle vie à quatre demande une sacrée organisation. Nous accusons le manque de sommeil. Certaines nuits sont difficiles. Quand Rafaël ne veut pas se coucher et/ou bug en pleine nuit et que Maïtia souffre de coliques. Il n'est pas simple pour Rafaël d'accepter la présence de sa soeur et de la partager avec ses parents. Il a beau la couvrir de baisers, il ne digère pas encore sa naissance. J'ai pu de nouveau lui conter des histoires le soir et jouer avec lui. Il en avait besoin, moi aussi. Heureusement que Maïtia demande peu d'attention car son frère cumule les bêtises pour que l'on s'occupe de lui doublement. Il dit non à toutes nos requêtes, pleure, se jette par terre colérique. Tout ce que nous avons évité en 3 ans resurgit en quelques semaines. Intérieurement, je vis de grands moments de désarroi, d'impuissance et de colère. Alors, inévitablement, c'est Maïtia que je laisse de côté. Elle gémit, râle parfois, pleure mais je ne peux me libérer à ce moment là. Vivement que Rafijoli aille à l'école. Depuis sa naissance , j'ai eu peu de temps pour profiter de Maïtia.  Peu de moments en câlins, à se regarder, à se renifler, à échanger. Nous pourrons enfin partager des duo, rien qu'à nous. Et Rafaël je l'espère, sera heureux de cette nouvelle vie en maternelle. Des activités et des nouveaux copains.Il a tellement changé en un été. C'est devenu un grand garçon bavard, presque propre. Gilles a repris le chemin du travail après plus de 4 semaines non stop auprès de nous. Ce fut un déchirement pour Rafaël de le voir partir. Je m'étais bien habituée à l'avoir tout le temps avec nous. J'appréhende les prochains jours, sans lui avec mes deux mini amours, les futures nuits hachées successives et le rythme de l'école. Un choix de vie qui commence à me peser, à nous peser. 
Petit ange tu ne veux pas nous prêter une baguette magique et délocaliser la société pour laquelle Gilles travaille? I have a dream....
NB: Minibond se fait attendre, après les bébés en avancent, il y aura les bébés en "retard" ;) . Nous souhaitons une belle fin de grossesse à Tatie Soso toujours aussi radieuse sur skype, à ma copine de néonat Priscilla, à Marraine Vanou et à une fervente lectrice Marion. Bonne fête Gilles-Chouchou :)

Un père heureux!

Notre brindille qui grandit

Goûter crêpes et jeux de bulles à la paille

Moments de tendresse avec papa

Dans le cocoonababy, observée par son frère

Dans ses yeux gris....Si si

Une bouffée d'air pur

Un beau frisé qui me rend love

Dormir comme un bébé

Le petit plus anatole.biz

Le petit train au parc bordelais

Le talent humoristique de Bon Papa



mardi 20 août 2013

La rencontre de Rafaël et de sa petite soeur

Je devais te faire un petit dessin avant la date fixée pour l'accouchement. J'avais commencé à t'écrire un petit texte que toi seul liras plus tard. Je te chantais combien les coeurs de papa/maman débordaient d'amour pour toi et pour ce petit être à venir que tu n'as pas choisi et que nous t'imposons. J'aime toujours autant te regarder dormir la nuit, malgré tes angoisses, malgré la difficulté à t'endormir, mon grand "bébé" Tu seras toujours celui qui fut fragile et combatif, celui qui a souffert à ma place. J'ai commencé à perdre les eaux à 3h30 après un début de nuit très agité. J'ai pris une douche et me suis maquillée (on fait des trucs débiles parfois). J'ai compris que j'accoucherai ce matin là naturellement. Papa t'a doucement réveillé et nous avons pris la voiture jusqu'à la maternité. Je t'ai expliqué que la petite soeur arriverait aujourd'hui et que maman resterait auprès d'elle. Vous êtes repartis, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, séparés et unis comme jamais. Tu as pris conscience au fil des jours que Maïtia était bien là. Rester dans la chambre de la maternité était difficile pour toi, avec une maman très diminuée qui ne pouvait pas s'occuper de toi. Psychologiquement bien douloureux pour moi. Le jour de la sortie, quand nous l'avons emmenée avec nous, tu t'es effondré en sanglots et tu as réalisé que tu ne serais plus seul.  Les premiers jours à la maison ont été difficiles. Il fallait canaliser tes pleurs et ton envie féroce de la toucher, de nous aider. Un peu brutal comme grand frère. A travers les jeux tu éclipsais "la petite soeur", ce qui nous faisait rire. Puis, tu as vite compris qu'elle dormait beaucoup et qu'elle était très facile à vivre, te laissant tout le temps de profiter de nous, presque comme avant. La visite de Bonne Maman et Bon Papa t'a permis d'exister davantage. Leur duo s'occupait de toi intensément. Quel bonheur de pouvoir montrer tes progrès de grand frère bavard et dégourdi et de leur présenter Maïtia à 9 jours de vie. Si Monique ne nous avait pas détaillé ses difficultés du quotidien, elle nous paraissait comme avant. Généreuse et disponible. Bon Papa, très en forme aussi. Petit à petit nous prenons un rythme dans cette vie à quatre. Six biberons quotidiens, une garde alternée la nuit qui nous permet de récupérer un jour sur deux. La proposition des grands parents paternels de partir avec Rafaël quelques jours chez eux. C'est très courageux et adorable de leur part, avec un enfant en plein apprentissage de la propreté qui bug encore la nuit. Nous rendre compte que Rafijoli grandit de jour en jour, dialogue au téléphone ou avec skype. Une première séparation nécessaire à son autonomie et à la mienne, pas évidente la première nuit. Nous retrouver tous les deux, tous les trois nous a permis de nous reposer et de faire quelques sorties, même s'il nous manque. La douleur de l'accouchement s'estompe peu à peu. J'ai beaucoup pleuré ces derniers jours pour évacuer. Je commence à accepter ce qu'il s'est passé ce 03 août quand je vois notre petite princesse grossir et s'épanouir de jour en jour...
Comme mon frère

Une vraie petite fille

De la joie et de la bonne humeur

Presque tous réunis :)

Être grand-mère

On fait connaissance

Déjeuner dans le jardin

Vive les promenades au parc bordelais

Rafijoli et les fleurs

Bonne Maman et le pot

Le bonheur de sortir

Le portrait de Maminou très émouvant

samedi 10 août 2013

Je suis tombée sous le charme...

de ta petite soeur MAÏTIA. Inévitablement. Comme je suis tombée folle d'amour pour toi mon grand Rafaël. Malgré le tsunami qui a ravagé mon corps et ma tête (Anne-Laure, c'est exactement le mot que j'ai utilisé après l'accouchement). Malgré les douloureuses contractions. Pas de péridurale ni morphine. J'ai pensé à nos mères et nos grands mères, des héroïnes. Un accouchement atrocement douloureux en 4 heure et demi, épisiotomie, délivrance du placenta, tremblements pendant 2h et dans l'impossibilité d'allaiter, le drame). L'après n'est guère réjouissant. Je vous raconterai plus en détails après l'accouchement de Tatie Soso , pour ne pas l'effrayer. Chaque accouchement est différent, j'en sais quelque chose. Aujourd'hui, à une semaine de vie tout juste, je détaillerai le bonheur d'avoir fait sa connaissance. Le soulagement de la savoir saine et sauve, en bonne santé malgré son petit poids de 2kg265g pour ce terme. Quel soulagement de l'avoir près de moi immédiatement. Je regrette de ne pas avoir pu profiter de ce moment à 100% tant j'étais abîmée. Elle est restée en couveuse près de moi une petite heure, histoire qu'elle régule sa température corporelle. Pas de néonat, pas de sonde gastrique, pas de bipbip de machines, pas d'oxygène ou d'intubation: une grande fille dans ce petit corps tout frêle. J'ai partagé 4 nuits avec elle dans une chambre en solo où je ne voulais voir que son papa et Rafijoli qui m'ont beaucoup manqué.
5 jours à la regarder appréhender le monde sereinement. J'ai pu observer combien elle se débrouille bien. Pour téter, pour gesticuler, pour picorer ma peau. J'ai redécouvert la fusion d'une mère avec sa fille et tout le côté animal que j'adore. La renifler, la dévorer de baisers, ronronner selon sa cadence. Vous ne pouvez imaginer la facilité d'avoir un bébé en bonne santé. Qui prend ses biberons sans régurgiter. Un lait que nous n'avons pas besoin d'épaissir ou de chauffer. Ni de médicaments à donner avant et après chaque tété. Ni d'appréhension qu'elle devienne bleue ou qu'elle s'étouffe à chaque gorgé. Un bébé qui dort des heures tranquillement dans sa nacelle. Un bébé qui s'assoupit dans nos bras et que l'on repose avec une facilité incroyable sans entendre de hurlements. La néonat sauve nos petits mais les abîme aussi, j'en ai la certitude. Rafaël était aussi facile qu'elle dans mon cocon, il aurait été adorable sans ce passage en réa. Nous apprécions justement ces différences qui font leur force et leur singularité de frère et de soeur.
La vie est belle. Merci à tous pour votre soutien, vos encouragements et vos prières pendant ces longs mois. Merci à l'ange qui a veillé sur nous jusqu'au bout. J'ai beaucoup pensé à Maminou le jour j. En regardant ma fille, j'ai réalisé que je ne la verrai plus. A travers Maïtia, c'est un peu d'elle qui continue à briller...
La veille, pique nique en soirée au bord de mer

Un dépaysement total

Mes 3 amours réunis

Mon super gynéco et Maïtia

Elle ressemble étrangement à son frère

Jolie princesse d'amour

Enfin at home

Ce petit pied à croquer dans ma grande main








lundi 5 août 2013

Naissance de Maïtia

La petite soeur de Rafaël est née samedi matin, un peu par surprise quelques jours avant le déclenchement prévu. Départ à la maternité à 4h du matin, accouchement à 9h. Carine a bien dégusté et la période post-natal est pénible. Maïtia va bien, nous sommes très heureux et attendris.
Maïtia d'amour, petite crevette toute jolie